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samedi 25 janvier 2020

Tarot de Mme Indira

Le Tarot Persan de Madame Indira

Pour quiconque tire autant les cartes qu'il les collectionne, il y a des jeux qui nous marque particulièrement. Celui-ci en fait parti ! C'est le premier tarot non-marseille que j'ai tiré de ma vie et, même si je ne le tire que très peu aujourd'hui, il reste un de mes préférés. D'une certaine manière, il est plus sobre au niveau de la quantité de symboles. Cependant, je trouve les couleurs, très vives, bien plus évocatrices.


Origine

Ce tarot fût créé par Mme Indira, une célèbre voyante, à l'âge de 11 ans. Plutôt précoce, la demoiselle ! En effet, cela faisait un an que son don de voyance s'était éveillé. Même si, je le suppose en tout cas, elle a retouché les dessins au fil du temps, ils gardent tous un côté épuré et coloré digne d'un dessin enfantin. Cette voyante étant née en Inde avant de rejoindre le Maroc, on voit parfaitement bien les deux influences culturelle dans les symboles peignant ce jeu.


Composition

Ce tarot est composé de 55 cartes se divisant en 4 groupe. Les arcanes majeures (19 cartes), les personnages (12 cartes), et les arcanes mineures (24 cartes). Les 4 « couleurs », bien que changeant de nom (en dehors des Cœurs), sont simplement les Piques (Cimeterres), les Trèfles (Écus) et les Carreaux (Faucilles)

Arcanes majeures



Le Tigre
La Panthère
Le Paon
Les Hirondelles
La Roue des Poissons
Les Flambeaux
L’Île
Le Bateau
La Sorcière
La Maladie
La Mort
La Maison/Le Palais
La Rencontre/La Fidélité
Le Mariage
La Fécondité
La Rupture
La Main de Fatma
Le Coffre
Le Soleil







Personnages




Roi de Cimeterre
Roi de Faucille
Roi d’Écu
Roi de Cœur
Reine de Cimeterre
Cavalier de Cimeterre
Reine d’Écu
Cavalier d’Écu
Reine de Faucille
Cavalier de Faucille
Reine de Cœur
Cavalier de Cœur

Arcanes mineures




As de Cimeterre
3 de Faucille
As d’Écu
5 de Faucille
As de Faucille
6 de Faucille
As de Cœur
10 de Faucille
3 de Cimeterre
3 de Cœur
5 de Cimeterre
5 de Cœur
6 de Cimeterre
6 de Cœur
10 de Cimeterre
10 de Cœur
3 d’Écu
La Chouette
5 d’Écu
Trois chouettes
6 d’Écu
Sept chouettes
10 d’Écu
Neuf chouettes


Utilisation

Son utilisation est classique, il faut l’avouer. Cependant, Mme Indira nous fournit ses propres méthodes de tirage dans le livret inclus dans la boite du jeu ; des méthodes qui sont approfondis dans son livre. Voici mes deux préférés :

- Le tirage des messages : Il s’agit ici de tirer 5 cartes différentes et de les disposer de la manière ci-dessus. 1. L’état d’esprit du consultant face à sa question. 2. La vibration du moment présent. 3. Le comportement à adopter. 4. Le comportement à éviter. 5. La réponse.  Pour moi, c’est le tirage le plus simple et le plus touche-à-tout qui existe ! Il répond précisément à n’importe quelle question.

- Le tirage « Indira » : Cette fois-ci, il faudra tirer 7 cartes après avoir retiré du paquet les cartes du 3, 5, 6, 10 de chaque couleur ainsi que les 3, 7 et 9 de chouettes. En tout, il vous reste donc 36 cartes. Ci-dessus, la disposition des 7 cartes. 1. Les sentiments, la vie sentimentale/familiale/amicale. 2. Les affaires, les activités en général et le domaine matériel. 3. Les potentialités de l’avenir du consultant. 4. Les préoccupations affectives. 5. Information sur la vie professionnelle. 6. Confirmation des potentialités. 7. La carte de la chance. Ce tirage permet de faire un bilan de notre situation actuelle tout en éclairant quelques zones de notre future. Je le trouve efficace pour avoir une idée précise d’une personne ou en tout cas pour éclairer une situation qui paraît confuse. A noter que si une carte semble obscure, on peut la préciser avec les 19 arcanes misent de côté au départ.


Affinités

Comme tous les jeux que je possède, il y a des cartes que j’apprécie particulièrement et d’autre qui, au contraire, ont le don de me mettre les nerfs en pelote. Voici une petite liste de mes affinités avec ce tarot !

- La Main de Fatma est, pour moi, une des plus belle carte du jeu. Le rose de la main contraste avec le bleu nuit du fond et je trouve qu’il s’en dégage une sorte d’aura de confiance, de protection, qui me plait beaucoup.

- La carte de la Rupture n’est pas joyeuse, mais je la trouve très évocatrice. Pas besoin de larmes ou d’épée plantée dans un cœur pour comprendre ce qu’elle représente. Je trouve les deux personnages sobres dans leur souffrance, c’est pour ça que j’aime cette carte.

- J’adore la Dame de Cimeterre. Le regard du personnage est perçant et malicieux, elle semble danser mais le poignard qu’elle tient dans sa main suppose que c’est une danse meurtrière. Tout le symbolisme de l’Air, lié aux Piques (et ici aux Cimeterres.), rassemblé en une carte.

- La Panthère est une carte qui me laisse perplexe. Je ne la déteste pas particulièrement, elle m’est plutôt indifférente. Je trouve le contraste entre le personnage et le fond trop marqué, et ce jaune ! Ce jaune m’arrache les yeux.

- Les 3, 7 et 9 de Chouettes. Autant j’aime la carte de la Chouette, ou l’As de Chouette devrais-je dire, autant cet espèce de tas de pauvres volatiles empilés me rend dingue. Non seulement le visuel me déplait, mais en plus, leurs significations me donne envie de me taper la tête dans les murs. En effet, ces cartes servent à mesurer une durée en mois (3, 7 et 9 mois, donc.). Or, pour moi, pouvoir donner des durées ou des dates précises en voyance relève presque du miracle. Le temps est relatif et il est difficile d’obtenir quelque chose de précis dans ce domaine. Laissez donc ces pauvres rapaces en paix !

- Comme souvent dans les tarots, je n’aime pas les arcanes mineures en général. Hélas, le tarot de Madame Indira ne fait pas exception à cette règle. Pour être honnête, je ne les utilise jamais et elles sont rangées à part dans leur boite !


Autours du jeu

Pour créer ce jeu, Madame Indira s’est inspirée, entre autre, des contes des Mille et une nuits. Colette Sylvestre, celle qui a écrit le livre sur ce tarot en collaboration avec Mme Indira en personne, a composé une sorte de conte mettant en scène les cartes. Voici donc une retranscription de celui-ci !

«Les quatre portes

De nombreux prétendants s’empressaient auprès du Sultan Muzaffar afin d’obtenir la main de sa fille Zahra. La jeune fille aux yeux noirs et à la chevelure sombre et ondulée était d’une beauté qui séduisait toutes les personnes qui l’approchaient. Le sultan adorait Zahra et il souhaitait son bonheur en choisissant un mari sincère, honnête, bon et généreux.
Mais comment faire son choix parmi tous ces prétendants ?
Perplexe, il fit appel à la chouette aux yeux d’or, bonne conseillère et amie de toujours.
Celle-ci lui conseilla de faire passer l’épreuve des portes aux jeunes gens.
Quatre portes à ouvrir avec pour chacun des pièges ou des dangers qui permettraient de mieux percevoir la véritable nature de chacun.
L’une de ces portes devait conduire au Palais et à la belle Zahra.
Le Sultan chargea le paon de porter les lettres à trois prétendants. Il promit que celui qui ouvrirait la porte conduisant au Palais en dépassant les épreuves qu’il rencontrerait sur le chemin obtiendrait la main de Zahra.

Le Prince Amir ayant fière allure et toujours vêtu de riches vêtements, fut le premier conduit par le paon devant les quatre portes. Amir fut immédiatement attiré par la porte incrustée d’une multitude de pierres précieuses et sans attendre, il poussa cette porte. Elle donnait sur une pièce au milieu de laquelle se trouvait un immense coffre débordant de pièces d’or, de bijoux, d’objets divers, de trésors qui flattaient le regard.
Émerveillé et sans perdre un instant, le jeune homme mit des bagues à chacun de ses doigts, des colliers autour du cou et il entreprit de remplir ses poches des pièces d’or.
Il regretta de ne pouvoir tout prendre mais se dit qu’il reviendrait avec une besace suffisamment grande pour récupérer ce magnifique trésor. Il décida enfin de poursuivre son chemin. Une seconde porte s’ouvrit devant lui pour lui faire découvrir un espace sombre et marécageux.
‘Voilà l’épreuve annoncée par le sultan’ se dit-il. Il avançait avec hésitation craignant de salir ses belles chaussures mais finit par accélérer sa marche dans l’eau trouble qui montait peu à peu. Brusquement Amir perdit pied. Il était dans un trou qui l’entraînait vers le fond. Alourdi par les pièces d’or et les bijoux il ne put rester en surface et s’engloutit peu à peu dans cette eau froide et boueuse.
Le Prince Amir avait été victime de son orgueil et de sa cupidité.
Pendant ce temps, la chouette aux yeux d’or veillait sur sa branche. Elle observait le jeune serviteur aux cheveux noirs bouclés qui, chaque soir, à la lueur de sa chandelle écrivait des lettres d’amour à sa bien-aimée.
Le prince Khasib, jeune homme insouciant, toujours en quête d’aventures amoureuses fut le second à choisir une porte. Après un très court temps de réflexion il décida que la porte d’or était la plus appropriée pour aller retrouver la belle princesse.
La porte donnait sur une plage au sable fin et une eau transparente aux reflets bleu turquoise.
Non loin de là, près d’un bateau à voile, se tenait une jeune fille. Ses cheveux d’or encadraient un teint de porcelaine et des yeux d’un bleu profond. Ses vêtements aux couleurs chatoyantes laissaient entrevoir un corps de rêve.
Elle tendit ses mains fines et blanches vers le Prince qui, sans hésiter, s’approcha d’elle. Hypnotisé par la beauté de cette jeune personne, il la suivit dans la petite embarcation qui immédiatement s’éloigna du bord de la plage. Durant le voyage elle se mit à chanter d’une voix mélodieuse et ensorcelante. Le Prince était sous le charme. Il avait oublié la Princesse.
Le bateau s’arrêta près d’une petite île de sable blanc. La jeune fille lui fit signe de descendre. Khasib était le plus heureux des hommes. Sur cette île paradisiaque il allait vivre un grand amour avec cette jeune beauté.
Le Prince se retourna pour la prendre dans ses bras et resta pétrifié. La jeune fille s’était transformée en une horrible vieille femme laide et ridée, aux yeux méchants, aux ongles longs et crochus. Enveloppée dans une robe grossière, la sorcière riait d’un rire caverneux. Très vite, elle s’éloigna du rivage laissant Khasib seul sur son île déserte.
Victime de sa légèreté et de son infidélité, Khasib fut condamné à mourir de faim et de soif.

Toujours présente sur sa branche, la chouette avait les yeux fixés sur le jeune serviteur. Elle attendait que la chandelle s’éteigne et que le jeune garçon s’endorme pour lire les poèmes et les lettres d’amour.
Arrogant, dominateur et sûr de lui, le prince Raman fut le troisième face aux portes. Il se dit que les portes trop riches étaient probablement un piège tendu par le sultan. Il choisit donc la porte d’argent qui ouvrait sur une forêt. Sous un arbre, une panthère sommeillait. En avançant, il fit craquer une brindille. La panthère ouvrit les yeux, s’étira longuement en l’observant.  
Raman éprouva immédiatement le désir de monter sur la bête en la talonnant pour qu’elle avance. Celle-ci ne bougea pas. Furieux, le prince utilisa avec brutalité sa cravache pour la faire avancer convaincu qu’elle le conduirait au palais. .a panthère s’élança parcourant durant plusieurs heures les allées de la forêt. Brusquement, elle s’arrêta et d’une ruade projeta violemment son cavalier à terre. Celui-ci,  hors de lui, brandit à nouveau sa cravache mais les yeux vert émeraude de l’animal lançaient de tels éclairs qu’il fut épouvanté. Il voulut prendre un peu de recul mais il fut effrayé en s’apercevant que les arbres l’avaient encerclé. Il était prisonnier face au félin.
Orgueilleux, il décida de se battre avec énergie. La lutte fut cruelle et la panthère terrassa très rapidement le jeune homme. Elle le laissa ensanglanté aux griffes et crocs du tigre qui attendait son repas.
Victime de son arrogance et de sa suffisance, Raman fut condamné à être dévoré par une bête féroce.

Encore et toujours, la chouette sur la branche observait le jeune serviteur Abou. Elle se dit que le moment était venu de provoquer la rencontre avec la princesse et fit appel au paon. Celui-ci fut chargé de dérober les lettres d’amour et d’entraîner ainsi Abou devant les quatre portes.
Avec une extrême rapidité, le paon vola les lettres que le jeune homme venait d’écrire. Effrayé, Abou se dit que si le sultan découvrait ses messages, il serait emprisonné, on lui trancherait la tête. Il s’élança alors à la poursuite de l’animal pour récupérer ses lettres et c’est ainsi qu’il fut conduit devant les quatre portes.
Abou ne remarqua pas les portes d’or ou d’argent. Il ne vit que la petite porte bien discrète en bois qu’il ouvrait sans hésiter.
Le paon n’était pas loin et Abou remarqua que celui-ci gardait une petite avance en s’adaptant à son rythme. Dès qu’il s’arrêtait, le paon s’arrêtait et s’il courait, le paon courait… Il décida d’avancer lentement en regardant autour de lui. Dans un léger renfoncement, il aperçut sur sa droite un immense coffre débordant de bijoux, de pièces d’or, de trésors étincelants. Abou sourit devant ces merveilles mais continua tranquillement sa route.
Il était maintenant près d’une plage au sable blanc. Une jeune fille aux cheveux d’or et au teint de porcelaine lui tendit les bras en lui offrant de monter sur la petite embarcation qui devait le conduire sur une île paradisiaque. Très poliment, Abou refusa. La jeune femme insista mais il resta tout à la fois ferme et respectueux, l’informant qu’il avait une mission à accomplir. Furieuse, la jeune fille redevint sorcière et battit en retraite.
Bientôt, Abou se trouva dans une forêt. Sous un arbre, une panthère noire dormait. Le jeune homme s’approcha doucement et la caressa avec douceur. L’animal ouvrit les yeux en ronronnant tels un chat. Abou s’excusa de l’avoir réveillée, déposa un léger baiser sur la tête du félin et reprit sa route.
Un long couloir très sombre se présenta devant lui. Le paon avait disparu. Que faire ? Abou saisit un des trois flambeaux qui étaient accrochés au mur et avança toujours très prudemment. Il se trouva à nouveau devant une porte dont la poignée était une main de fatma d’or avec une pierre de couleur verte au centre. Il décida de poser sa main sur la pierre et ce fut un instant magique avec l’ouverture de cette porte. Devant lui se trouvait aux tons pastel embaumaient, dans un bassin des poissons semblaient faire une ronde.
Sous le charme de tant de beauté, Abou ne bougeait plus mains son cœur s’emballa lorsqu’il aperçut, sous une tonnelle chargée de glycines, la belle Zahra assise sur un banc lisant ses lettres… Qu’allait-il se passer ? Comment le sultan allait réagir face à une telle incorrection : lui le serviteur osant écrire des lettres d’amour à une princesse !
Un bruit se fit entendre. Abou se retourna et vit les grandes portes merveilleusement sculptées du palais s’ouvrir. La chouette et le paon se présentèrent suivis du sultan qui avait pris le temps d’écouter les mérites du jeune homme. Muzaffar avait fait une promesse. Celui qui trouverait la porte du palais et qui dépasserait chaque épreuve aurait droit à la main de Zahra. Cet homme de cœur ne pouvait revenir sur cette promesse.
C’est ainsi que le serviteur Abou, devenir prince, épousa sa bien-aimée.
Que dire de plus sinon qu’ils furent très heureux… et qu’ils le sont encore et pour toujours. »

Cartes à problème

S’il y a un thème récurrent sur internet au sujet du tarot divinatoire, c’est bien celui de la description plus ou moins approfondies des arcanes majeures et mineures. Ils sont généralement aussi utiles pour les débutants que les cartomanciens confirmés, même si on peut noter une baisse d’utilité pour les connaisseurs. Ce qui m’étonne, c’est que je vois souvent des personnes expliquer ce que représente une arcane en glissant un « Désolé si je ne suis pas très clair, c’est une lame avec laquelle j’ai un peu de difficulté ». Mais personne ne va jamais plus loin dans ce raisonnement, en tout cas pas à ma connaissance. C’est pourquoi j’ai décidé de me pencher sur le sujet, qui, vous l’aurez compris, traitera des fameuse « cartes à problèmes ».

Qu’elles comportent trop de symboles, qu’elles n’en comportent pas assez, que la posture du personnage représenté ne vous inspire rien ou que vous trouviez la représentation trop brouillonne, les cartes peuvent être de vraies plaies. Pas la peine de se cacher derrière un « mais quiconque étudie comprendra ! », parce qu’aux dernières nouvelles l’étude ne permet pas de créer une affinité particulière. Toute personne s’étant un jour penché sur les tarots divinatoires a rencontré des problèmes d’interprétation ou de clarté. Et lorsque ça arrive, on se sent terriblement bête. C’est vrai, après tout comment peut-on bloquer sur quelque chose même lorsque l’on regarde ses définitions les plus claires ? Exactement comme on peut bloquer sur un problème de math, en fait. Pour contrer cela, il y a plusieurs écoles qui ont chacune ses forces et ses faiblesses :

- Si tu as un obstacle devant toi, travaille jusqu’à pouvoir le résoudre.
- Si tu as un obstacle devant toi, passe au-dessus ou à côté.
- Si tu as un obstacle devant toi, sers t’en pour en faire une force.



Pour rentrer dans le vif du sujet, je vais me tirer une balle dans le pied et vous révéler mes points faibles pour les arcanes majeures. Ils sont assez repérables chez moi puisque leur nom est souvent suivi d’une insulte ou d’un grognement caractéristique ! De celle qui me pose le plus de soucis à celle qui m’en pose le moins (mais quand même assez pour faire partie de cette liste.) :

- Ce foutu Chariot (VII) aka je-ne-sais-pas-quoi-dire-donc-dans-le-doute-je-vais-dire-tout.
- Le Jugement (XX) gnagnagna, palabre, palabre, tourne autour du pot.
- Madame la Lune (XVIII) j’aime-être-incomprise.
- L’Étoile (XVII) «je suis une carte positive mais j’ai aussi un penchant négatif mais je t’en dirais pas plus pour être certaine que ça t’ennuie bien. Bisous. »

Comme vous l’aurez compris, j’ai une véritable TENDRESSE pour ces cartes. Tendresse qui, mystérieusement, se manifeste par des envies de coup de machette. Mais c’est un détail, revenons à nos cartes problématiques et nos différentes écoles pour régler le problème sans leur régler leur compte.

Le problème avec les problèmes, c’est qu’il est toujours plus facile d’y réfléchir que de les surmonter ! Par exemple, j’ai beau réfléchir par tous les côtés et lire des bouquins entiers sur ce #~)@ !? de Chariot, je n’arrive jamais à appliquer les informations que je retiens. D’une certaine manière, c’est comme si le message que j’essayais de coller sur le Chariot lui « glissait » dessus comme un patineur sur un lac au Canada jusqu’à traverser la glace et mourir noyé. Par conséquent, je ne crois que très peu à la première méthode. Oh, je sais bien qu’on va me dire que je ne me « connecte » pas bien à l’énergie de la carte, que c’est ma faute, que j’y mets de la mauvaise volonté, mais disons qu’au bout de plusieurs années à pagayer dans un pré à vaches, on finit par se dire qu’y aller à pied ça serait peut-être plus productif (et ça l’est !).

Sans même le chercher, c’est la méthode du détournement qui m’a trouvé. Je me suis rendu compte que mes tarots ne me sortaient presque jamais une des cartes que j’ai nommé au-dessus. Comme s’ils savaient que j’allais grogner et devoir les recouvrir avec 3 autres cartes pour avoir une idée du message qu’ils veulent me passer. Certains y voient de la flemmardise, je préfère y voir un bon travail d’équipe (belle excuse, n’est-ce pas ?) ! Ne vous laissez pas faire par un petit désagrément, prévenez vos cartes que non loin de vous se trouve la cheminée et qu’elles pourraient y aller en vacance si elles continuent de vous sortir des messages que vous ne comprenez pas. Généralement, ça marche. Ou alors votre jeu sera vexé et ne vous sortira plus que les cartes à problèmes jusqu’à ce que vous vous excusiez (non, ça ne sent pas DU TOUT le vécu.). Que voulez-vous, j’aime vivre dangereusement.
La troisième et dernière méthode (en tout cas, la dernière dont je parle. Il en existe sûrement des dizaines d’autres propre à chacun.) est, à mes yeux, la plus obscure. Comment réussir à transmuter quelque chose de négatif en positif ? Ce problème devient encore plus sibyllin lorsque l’on traite des tarots : ils ne sont déjà pas très manichéens et nagent souvent dans les limbes se situant entre le négatif et le positif. L’idée serait de justement intégrer dans le message de la carte-à-problèmes une négativité intrinsèque. Si je ne comprends pas un message = réponse négative à la question. De cette manière, qui s’appuie un peu sur la deuxième méthode il faut avouer, on peut obtenir une réponse très claire justement parce qu’elle n’est pas claire. D’ailleurs, je ne sais pas si je suis claire non plus pour le coup. Un petit exemple ? Allez, soyons fou !

- Si j’ai un problème avec le Jugement, je vais instinctivement avoir une sensation négative en la retournant sur la table. Au lieu de chercher à appliquer la signification de la carte, pourquoi ne pas directement appliquer la sensation négative sans chercher ce que ça veut dire ? Je vois le Jugement, je prends ça comme une réponse négative.

La force de la troisième méthode se situe dans sa brièveté et peut être très efficace lors d’un tirage à réponse fermée (oui ou non.). Est-ce la paresse ? Oui, c’est d’ailleurs pour ça que cette méthode je l’appelle « faites de votre faiblesse une force ». Faites de votre paresse une arme de guerre !

Pour conclure cet article assez cours (enfin, je crois ?) qui sera je pense peut être intéressant pour certains (enfin, je crois ?), je dirais qu’il ne faut pas hésiter à s’adapter à ses tarots autant qu’il ne faut pas hésiter à leur demander de s’adapter à vous. C’est un travail d’équipe, aussi étrange que ça puisse paraître de faire équipe avec ce que beaucoup (même au sein des praticiens) ne jugent être que des bouts de carton sans âme. Attention, je ne jette pas la pierre à ceux qui pensent ça, j’en fais partie d’une certaine manière.

En bref, un article entier pour terminer sur une citation de m’sieur Crowley : Fais ce que tu voudras sera le tout de la loi. 

jeudi 26 décembre 2013

Feim-Yol-Fus



Voici un petit tirage en 3 cartes que j'ai adapté à Skyrim :) Alors, oui, c'est en anglais, mais je ferais une traduction en dessous. A la base, je n'ai pas pensé à mon blog en le créant, mais à mon tumblr (où je ne suis abonnée qu'à des blogs anglo-saxons.). 

Traaaduction !


Feim est l'essence du problème. Le vrai problème. Le problème sans fioritures, sans tout ce qui l'entours. A la base, Feim veut dire "Décliner/Disparaître". Les dragons des Elder Scrolls, immortels, ne comprennent pas bien la signification de cela, mais les mortels savent que lorsque la chair meurt seul l'esprit demeure. Il m'a semblé approprier de donner à Feim la signification, pour ce tirage, du problème de fond.

Yol est votre puissance, votre arme. La force que vous pouvez utiliser pour changer la donne et reprendre le dessus sur le problème. Mais comme dirait Paarthurnax "Que brûleras-tu ? Que préserveras-tu ?". Une arme est toujours à double tranchant. Yol, dans le langage des dragons, veut dire "Feu".

Fus est le chemin a prendre pour résoudre votre problème. Dans Skyrim, il veut dire "Force" ou "Forcer". Paarthurnax nous explique que pour toute action en ce monde, il y a une réaction contraire qui se produit. Fus nous enseigne a pousser le monde plus fort qu'il nous pousse. Dans ce tirage, Fus représente simplement ce qu'il faut faire pour outrepasser le problème, pour le détruire mais aussi comment utiliser notre arme.


Au final, il s'agit d'une simple adaptation d'un tirage à 3 cartes pouvant se résumer à "Problème, Force, Conseil/Solution.". Mais en jouant et écoutant Paarthurnax lorsqu'il veut nous faire méditer sur les Rotmulaag, les mots de puissance, j'ai trouvé très opportun d'en faire un tirage :)

mercredi 27 novembre 2013

1. Le Magicien

1. Le Magicien
Jeux utilisés : Legacy of the Divine Tarot, Deviant moon et le The Steampunk Tarot .



Mots-clefs

Expérimentation, maîtrise, travail spirituel, évolution, pouvoir, magie, manipulation, introspection, spectacle, entourloupe, concentration, mystère, magnétisme.

Musiques associées :



Description de la carte

Quoi qu'il advienne, le Magicien (ou Bateleur) joue toujours avec des forces extérieures. Que ce soit un mage au sens propre du terme comme on le voit dans le Steampunk Tarot, un chercheur expérimental comme dans le Legacy of Divine ou une sorte de saltimbanque comme dans le Deviant moon, le Magicien agit sur quelque chose qui nous semble insaisissable. Est-il sérieux ? Est-il fou ? Manipule-t-il la foule ? Ce qui est sûr, c'est que les actes du Magicien sont égoïstes. Il n'agit pas pour le bien de tous, il agit pour son propre bien.

Dans le Steampunk, il a clairement l'air de ce genre de mage intéressé qui préfère l'introspection et s'aider soi-même.

Dans le Legacy of the Divine, il a l'air de ce genre de vieux chercheurs restant cloîtré dans son laboratoire 24h sur 24 et qui fait des recherches pour approfondir sa propre connaissance.

Dans le Deviant Moon, il fait une sorte de rituel ressemblant plus à un tour de prestidigitateur pour attirer la foule.

Cependant, on peut noter qu'il peut facilement rendre les gens confiants. Soit grâce à un charisme exacerbé, grâce à une vieillesse qui lui donne l'air de sage inoffensif, ou encore grâce à son sérieux et son désir d'amuser les autres. Il a ce je-ne-sais-quoi du type magnétique capable d'endormir votre vigilance.

Signification

Le Magicien est une carte nimbée de mystères. Elle représente l'invisible, ce que l'on ne sait pas encore, toutes ces choses spirituelles ou magiques qui nous fascinent. Il nous renvoi à notre propre intérêt : Pourquoi est-ce que nous faisons ce que nous faisons ? Est-ce que nous tâtonnons en croyant tout savoir ? Est-ce que l'on se trompe nous même sur nos capacités ?

Pour moi, le Magicien est effectivement la carte de l'entourloupe, de la tromperie. La représentation de celui qui manipule son monde pour obtenir ce qu'il veut. En ce cas, il nous pose des questions sur nos véritables motivations, sur ce que nous jugeons bon ou mauvais. C'est un provocateur qui aime nous mettre nos défauts devant nos yeux tout en jouant avec les siens, c'est un orateur charismatique qui nous fait douter de nous même ou encore un gourou à l'aura magnétique.

Cependant, il représente aussi le pratiquant sincère. Celui qui s'y connaît dans son domaine, qui en tire une certaine fierté, mais qui peut donner de bonnes idées sur la marche à suivre. Alors, oui, il aime se donner en spectacle et embobiner les gens par son talent d'orateur, mais tout ce qu'il fait, il le fait avec sérieux. Il est indéniable qu'il a beaucoup travaillé pour arriver là où il en est. Il a des connaissances, il sait faire des choses dont vous ne soupçonnez pas l'existence. Il se sert juste de ses talents pour arriver à ses fins, généralement égoïstes. Après tout, qui n'a jamais utilisé ses capacités pour obtenir quelque chose ?

Dans la majorité des cas, lorsque le Magicien sort dans un de mes tirages, il indique qu'il faut trouver un certain équilibre entre sentiment, pensée, action et stabilité. Pour ce faire, il faut travailler dur, ne pas perdre de vue son objectif principal et tout mettre en œuvre pour arriver à ses fins. La victoire a souvent un goût amer, par ce qu'elle nous oblige souvent à faire un pied de nez à nos convictions, à douter de nous même ou encore à s'abaisser à faire des choses qui nous répugne. Mais sans cela, elle n'aurait aucune saveur.

Message résumé


Il faut travailler dur pour parvenir à ses fins, et il faut éviter de se faire embobiner par ceux qui soit-disant en savent plus. Lorsque l'on cherche à évoluer, nous tombons rapidement sous le joug des manipulateurs. 

mardi 12 novembre 2013

0. Le Fou

http://steampunkchronicle.com/Portals/4/SPCArticles/2012/steampunk-tarot-fool.jpg
http://www.aeclectic.net/tarot/cards/_img/legacy-divine-07345.jpg

0. Le Fou

Jeux utilisés : The Steampunk Tarot, Legacy of the Divine et le Deviant Moon.










http://pagansoulramblings.files.wordpress.com/2012/01/fool.jpg



Mots-clefs

Commencement, innocence, témérité, inspiration, renouveau, aube nouvelle, astuce, farce, animaux gardiens, voie dégagée, imprévu, curiosité, embûches, intuition, gaieté.

 
Musiques associées :


Description de la carte

Le Fou, ou Mât, est toujours accompagné d'un animal qui le protège, le plus souvent un chien. Il marche souvent sous un ciel étoilé, le soleil se levant à l'horizon, ou bien sous un ciel grisâtre symbolisant les aléas houleux du voyage. Les étoiles, elles, sont aussi enchanteresses que guides puisqu'il suffit de les suivre pour trouver son chemin et de les regarder pour rêver.

Le Fou garde toujours le sourire aux lèvres ainsi qu'un air amusé, farceur. Il ne semble jamais pouvoir perdre espoir. Il a généralement des traits jeunes, montrant son inexpérience et sa témérité. Je trouve que cette carte transpire toujours une certaine joie de vivre. Sur la lame du Deviant Moon, le Fou est en pyjama, symbolisant son éveil et le commencement d'une journée pleine d'aventures. Sur les deux autres, il s'apparente plus à une sorte de vagabond.


Signification

Le Fou est sans doute une de mes cartes préférées. Elle est emprunte de gaieté, de l'excitation de commencer de nouvelles choses. C'est effectivement ce qu'elle est : L'attrait de la nouveauté, le commencement d'une longue quête, lorsque le héros a le cœur gonflé de curiosité et d'envie de découvrir le monde entier. Un seul regard sur cette lame et nous sentons notre cœur battre à tout rompre, nos pieds sont prêts à partir nous promener jusqu'à connaître sur le bout des doigts notre ville ou notre village, si ce n'est la terre dans sa totalité ! L'énergie de l'aventure circule à travers le Fou, nous donnant envie de nous lancer dans de nouveaux projets, dans de nouvelles quêtes interminables où nous allons être confrontés à toutes sortes d’embûches. Mais, le Fou préfère ne pas penser aux problèmes, préférant s'amuser et profiter de tout ce qui l’entoure. C'est pour cela qu'il est accompagné d'un fidèle compagnon, généralement canin, pour le préserver des dangers et parfois le refaire tomber sur terre.

Lorsque nous sommes le Fou, nous sommes le plus bravache des guerriers, l'artiste le plus inspiré et le farceur le plus rusé que nous connaissons. Jusqu'à ce que nous trébuchions et nous étalons de tout notre long. Mais, sincèrement, qui pourrait entamer la bonne humeur immortelle et la candeur attendrissante du Fou ?

Elle est l'étincelle qui nous pousse à aller de l'avant, la petite flamme que nous avons tous dans nos cœurs et qui nous permet de garder espoir même pendant les périodes difficiles. 

Message résumé

Le monde est vaste, pars le découvrir et faire tes propres expériences ! Surveille néanmoins là où tu mets les pieds, un accident est si vite arrivé.

jeudi 7 novembre 2013

Participation au Projet Tarot 40


  Je voudrais signaler ma participation à un p'tit événement bien sympa qui plaira certainement à tout ceux qui aiment le tarot.

  Le Projet Tarot 40 vise à étudier (ou ré-étudier) les 78 arcanes du tarot l'une après l'autre, à raison de 2 par semaine. Ceci dit, il semble qu'actuellement il y ait un sondage sur la page facebook de l’événement pour savoir si ça arrange les gens de faire une carte par semaine (ce qui ferait donc un Projet Tarot 78, suivez un peu !). Mais à l'heure où j'écris ces mots, le quota de 2 par semaine est encore en vigueur.


  Ce blog va donc abriter un nombre d'articles conséquents sur ma vision et mon interprétation des cartes. Je ne sais pas encore de quel tarot je vais me servir, mais il est probable que je fasse un mélange du Legacy of the Divine, du Deviant Moon et du Steampunk. Enfin, on verra ça !


  Si jamais ça vous intéresse, il suffit de vous inscrire --> ici <-- et de vous munir de vos jeux, d'un crayon (ou de votre clavier) et de faire part de vos analyses régulièrement. Tout est très bien expliqué sur ce groupe :) Je conseille cet atelier (si je puis dire) à tout le monde, même ceux qui n'y connaissent rien et qui voudrait se mettre au tarot sérieusement.


 J'ai déjà un peu de retard, mais ce sera vite rattrapé !